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Plusieurs enquêtes propulsent “le bruit” en tête des problèmes dont se plaignent les Français. Ainsi, environ 54 % des ménages s’établissant dans des villes de plus de 50 000 habitants se déclarent gênés par le bruit. Ces ménages y voient un risque pour leur santé. Une très grande majorité considère le bruit telle une nuisance, rédhibitoire à l’identification du logement idéal.

Ainsi, le confort acoustique constitue un élément important, conditionnant la qualité de vie dans un logement. Dans la pratique, les sources de bruit sont multiples et les nuisances sonores peuvent générer plusieurs problèmes plus ou moins graves, entre autres, une gêne, du stress, des troubles de la vigilance, de l’attention, de l’apprentissage, du sommeil, voire des pathologies cardio-vasculaires.

Il existe différentes réglementations dans le domaine de l’acoustique des bâtiments s’appliquant à des zones à proximité des infrastructures de transports routiers, ferroviaires, des aéroports ainsi qu’à des bruits de choc, de voisinage, etc. Le Code de la Construction et de l’Habitation a fixé les règles générales de la construction des bâtiments, particulièrement l’isolement acoustique minimal à respecter contre les bruits extérieurs. Ces règles s’adressent aux maîtres d’ouvrage des bâtiments à travers les caractéristiques acoustiques à satisfaire pour les bâtiments. Elles sont également destinées aux maîtres d’ouvrage des infrastructures de transports routiers ou ferroviaires.


Ainsi, pour jouir d’une qualité de vie optimum dans son environnement, l’isolation thermique du bâtiment ne suffit pas, elle doit être accompagnée par une isolation phonique efficiente.

mesures réglementaires à prendre en compte dès la construction du bâtiment et selon la zone d’implantation du logement. Les exigences à respecter sont fixées dans plusieurs Réglementations Acoustiques qui se complètent et se renforcent. Différents dispositifs comme, l’attestation sur la conformité aux règles en vigueur, les exemples de solutions, à se référer, accompagnent les textes réglementaires.

Par ailleurs, quand on parle de bruits, les bâtiments d’habitation ne sont pas les seuls concernés.

  1.                        Les réglementations acoustiques successives

La première réglementation acoustique des bâtiments, relative à l’isolation acoustique des bâtiments d’habitation, neufs est exposée dans l’arrêté sorti le 14 octobre 1969. Elle définit les exigences à respecter en isolation acoustique concernant les bruits entre deux logements mitoyens, les bruits d’impacts et les bruits d’équipements dans le bâtiment (la chaufferie, les ascenseurs, la ventilation mécanique, les plomberies, etc.)

Ces exigences se sont vues renforcées par une autre réglementation définie dans l’arrêté du 28 octobre 1994, relative aux caractéristiques acoustiques des bâtiments d’habitation. Elles ont été complétées, également par des exigences sur le bruit des équipements individuels, comme le chauffage et la climatisation, sur le traitement acoustique des parties communes par la pose de revêtements absorbants, et sur l’isolement face aux bruits venant de l’espace extérieur.

La réglementation actuellement en vigueur est celle définie par l’arrêté du 30 juin 1999, relative aux caractéristiques acoustiques des bâtiments d’habitation. Elle a modifié la réglementation du 28 octobre 1994 sur la forme, notamment sur le changement du nom des indices, en conformité avec les normes européennes, si le niveau des exigences n’a pas été changé.

  1.                        L’attestation acoustique

Pour les bâtiments d’habitation ayant un permis de construire déposé à partir du 1er janvier 2013, les maîtres d’ouvrage sont obligés de fournir, à l’achèvement des travaux, à l’autorité lui ayant délivré l’autorisation de construire, une attestation de prise en compte de la réglementation acoustique.

Cette obligation d’attestation acoustique est précisée par le décret 2011-604 du 30 mai 2011 ainsi que par l’arrêté du 27 novembre 2012 lié à l’attestation de prise en compte de la réglementation acoustique applicable en France métropolitaine aux bâtiments d’habitation neufs. Cet arrêté comporte un modèle d’attestation, en annexe.

L’attestation se base sur des constats effectués en phases études et chantier, et, pour les opérations de 10 logements au minimum, sur des mesures acoustiques réalisées à la fin des travaux de construction. Ainsi, ce sont les bâtiments d’habitation neufs situés en France métropolitaine qui sont visés, qu’il s’agisse de bâtiments collectifs soumis au permis de construire, faisant l’objet d’un même permis de construire, de maisons individuelles accolées, ou contiguës à un local d’activité ou superposées à celui-ci.

  1.                        Les mesures acoustiques

La réglementation acoustique des bâtiments neufs fixe des exigences de niveaux d’isolements des locaux face aux bruits aériens, aux bruits de chocs, aux bruits d’équipements du bâtiment ainsi que de l’absorption acoustique des circulations communes.

La vérification de la conformité de ces exigences requiert donc des mesures acoustiques in situ. Un guide de mesures acoustiques sorti en août 2014 a été élaboré pour les professionnels amenés à réaliser ces mesures. Il précise la méthodologie à appliquer pour la réalisation de ces mesures pour les bâtiments situés en France métropolitaine, quand la réglementation fait référence à ce guide. C’est, par exemple, le cas de la réglementation relative à l’attestation acoustique.

  1.                        Les Exemples de solutions acoustiques (ESA)

Un document dénommé « Exemples de solutions acoustiques – réglementation acoustique 2000 » a été rédigé en accompagnement de la réglementation acoustique du 30 juin 1999. Ce document n’a pas de caractère réglementaire. Ainsi, les exemples de solutions qui y sont proposées n’ont pas valeur obligatoire. Ce document se considère comme un guide d’aide à la conception. La version de janvier 2014 remplace celle de mai 2002, pour être enrichie d’autres solutions, tout en tenant compte de l’évolution des produits et des réglementations (notamment thermique).

  1.                        Les bâtiments autres que ceux d’habitation

Pour les bâtiments autres que d’habitation, il existe 3 arrêtés, fixant les exigences acoustiques spécifiques liées à la limitation du bruit dans les établissements d’enseignement, les établissements de santé et les hôtels. Ces 3 arrêtés sont accompagnés de la circulaire du 25 avril 2003 relative à l’application de la réglementation acoustique des bâtiments autres que d’habitation. La circulaire donne des précisions sur l’interprétation de ces arrêtés, notamment dans les domaines suivants :

  • La définition et le calcul des indices d’évaluation indiqué dans les arrêtés.
  • Les modalités d’affectation des mesures et la considération des résultats lors de la vérification de la qualité acoustique des bâtiments.
  • Les dispositions communes et particulières à tous les établissements visés mentionnés ci-dessus.
  1.                        Les différents arrêtés liés aux bruits
  2.                        Sur les bruits de l’espace extérieur

L’arrêté du 30 mai 1996 a été adopté dans le but de protéger les riverains des bruits causés par les routes et voies ferrées les plus fréquentées. Il est lié aux modalités de classement des infrastructures de transports terrestres et à l’isolement acoustique des bâtiments d’habitation dans les domaines affectés par le bruit. Ayant subi des modifications par l’arrêté du 23 juillet 2013, il précise les exigences d’isolement des façades renforcées vis-à-vis des exigences de la réglementation acoustique des bâtiments d’habitation citée précédemment, et en fonction du niveau de bruit émis par ces infrastructures. Les voies sont catégorisées par arrêté préfectoral (cinq catégories possibles en fonction des niveaux d’émission de bruit), et les niveaux d’isolement requis sont dépendants de la catégorie de la voie considérée et de la distance du bâtiment à la voie.

De plus, ce même arrêté fixe, pour les habitations à construire admises dans les zones exposées au bruit des aérodromes, des exigences d’isolement acoustique à respecter par rapport aux bruits de l’espace extérieur (selon l’article L. 147-3 du code de l’urbanisme).

  1.                        Sur l’isolation vis-à-vis des bruits extérieurs

Ci-après les diverses réglementations qui régissent ce type d’isolation :

  • L’arrêté du 30 mai 1996 modifié, lié aux modalités de classement des infrastructures de transports terrestres et à l’isolement acoustique des bâtiments d’habitation dans les secteurs affectés par le bruit.
  • L’arrêté du 3 septembre 2013 qui illustre par des schémas et des exemples les articles 6 et 7 de l’arrêté du 30 mai 1996 modifié, relatif aux modalités de classement des infrastructures de transports terrestres et à l’isolement acoustique des bâtiments d’habitation dans les secteurs affectés par le bruit.
  • Les annexes informatives des plans locaux d’urbanisme (PLU) qui spécifient si le bâtiment se situe dans une zone affectée par le bruit d’une infrastructure de transports terrestres ou non.
  1.                        Sur les locaux diffusant de la musique amplifiée

C’est l’arrêté du 15 décembre 1998 qui met en application le décret 98-1143 du 15 décembre 1998 lié aux prescriptions applicables aux établissements ou locaux recevant du public et diffusant habituellement de la musique amplifiée.   Les salles, dont l’activité est réservée à l’enseignement de la musique et de la danse non compris, il définit l’isolement acoustique minimal entre un local où s’exerce cette activité et un local d’habitation contigu ou situé dans le même bâtiment.

  1.                        Sur les bruits de voisinage

Les bruits de voisinage sont régis par le décret 2006-1099 du 31 août 2006 lié à la lutte contre les bruits de voisinage et impactant le code de la santé publique, codifié sous les articles R.1334-30 à 37 et R.1337-6 à 10-2 dans le code de la santé publique. Les exigences correspondent aux bruits de comportement, aux bruits de certaines activités, et aux bruits de chantiers.

III.                       Les différents types de bruits, origines, cheminement, diagnostic

Selon le type de bruit et de son origine, le traitement ou la solution à prendre ne sont pas forcément les mêmes. Il est donc essentiel de savoir faire la distinction entre les principales familles de bruit (bruits aériens ou bruits d’impact).

  1.                        La provenance du bruit
  • Le bruit peut venir de l’intérieur ou de l’extérieur du bâtiment.
  • Il peut être qualifié de « bruit aérien » (par exemple, une conversation à l’intérieur ou une voiture à l’extérieur), ou de « bruit d’impact » (par exemple, un marteau piqueur dans la rue ou la grêle sur le toit).

Le bruit peut venir des pieds de chaise ou des bruits de pas sur un sol à l’étage supérieur, des portes qui claquent, des bruits d’équipement comme un ascenseur ou une machine à laver (qui génère du bruit en programme essorage)

  1.                        Le cheminement du bruit

C’est la « voie » que le bruit emprunte pour parvenir jusqu’aux oreilles. Le cheminement peut être de plusieurs types.

  • Les bruits d’impact sont transmis directement dans la structure du bâtiment. Ils passent dans et à travers des parois. Ces dernières véhiculent le bruit par choc direct puis par vibrations dans les parois. Par exemple, le bruit d’un coup de marteau sur un tuyau peut être entendu 3 étages au-dessous et dans un appartement situé complètement à l’opposé de l’immeuble. Dans ce dernier cas, on peut parler de transmissions latérales par les murs, les planchers, les tuyaux. Cela génère une incidence sur le traitement à effectuer.
  • Les bruits aériens sont d’abord émis dans l’air (par exemple, une voix ou une musique) et transitent via la matière même des murs, cloisons ou planchers et par les vides d’air existants entre locaux (par exemple, une colonne, une gaine technique ou une simple fissure).

Concrètement, le bruit venant de l’espace extérieur peut pénétrer dans les pièces d’un logement par plusieurs « voies » comme, les parois opaques, la façade, le pignon, la toiture, les menuiseries extérieures, les coffres de volets roulants, les bouches d’entrée d’air, les conduits, etc.

  1.                        Le niveau de bruit reçu et l’affaiblissement à apporter

Le niveau de bruit reçu (ou perçu) est important à connaître et à mesurer. Cela permet de déterminer la performance d’isolation phonique à choisir pour le corriger et atteindre le niveau de confort acoustique souhaité.

Dès lors qu’on aura la réponse aux trois premiers points de type de bruit, de cheminement dans la structure et de niveau d’affaiblissement visé, il sera plus facile de faire le bon choix, approprié à la nature de la paroi (béton, briques, carreaux de plâtres…).

  1.                        L’établissement d’un diagnostic

De nombreuses solutions peuvent être trouvées pour lutter efficacement contre le bruit. Elles permettent également de traiter chaque cas, quand le diagnostic a été bien établi.

Pour ce faire, le professionnel se pose 5 questions, lui permettant de :

  • Identifier la nature des bruits (aériens intérieurs ou extérieurs, d’impact, d’équipements).
  • Repérer l’origine du bruit, les voies (parois), par lesquelles le bruit est transmis, et repérer les parois à traiter.
  • Évaluer l’intensité du bruit perçu (en dB) par une mesure sur site, définir le niveau de bruit maximum acceptable pour le local ou logement, pour en déterminer le gain d’isolement à apporter.
  • Identifier la nature des parois existantes à traiter (parpaings ou briques creuses, béton, cloisons alvéolaires, plancher bois, plancher hourdi, carreaux de plâtre…).
  • Choisir la solution et la performance appropriées selon la nature de la paroi.

Apporter des réponses à ces questions, garantit l’assurance de pouvoir traiter le problème de bruit auquel on est confronté, avec les meilleures chances de réussite, en optant pour la meilleure solution possible. Dans le domaine de l’acoustique ou de l’isolation phonique, il existe plusieurs solutions adaptées et mesurées selon l’application visée.

  1.                        Le diagnostic acoustique réalisé par un acousticien

Même si le recours direct à un produit isolant ou à une entreprise de pose peut être plus simple et moins coûteux, le recours à un acousticien est la meilleure des solutions. Il est à même de fournir une étude complète et de qualité qui identifiera les sources de bruit, leur cheminement et les parois faibles sur le plan de l’isolation acoustique. Il pourra s’engager sur une garantie de résultat et orienter sur une entreprise de pose en mesure de mettre en œuvre toutes les préconisations du diagnostic.

  1.                      Les exigences et mesures à prendre pour s’isoler des bruits
  2.                        Le choix des objectifs d’isolement

L’isolement acoustique correspond au niveau de performance acoustique souhaitée pour l’isolation d’un local vis-à-vis des locaux voisins. Meilleur est l’isolement entre deux locaux, meilleur sera le confort sonore ressenti. Ainsi, il est recommandé par principe d’opter pour une performance toujours supérieure à l’objectif visé (de l’ordre de 5 dB en plus de l’objectif). Il faut tenir compte des différences de résultat de performance du produit évalué en laboratoire et des résultats mesurés sur le chantier après la pose (mesures in situ).

L’isolation acoustique désigne l’ensemble des techniques et procédés mis en œuvre pour avoir un isolement acoustique recherché.

  1.                        L’isolement face aux bruits extérieurs

L’isolement aux bruits extérieurs minimal est de 30 dB. Dès 35 dB, l’isolement est atteint en employant des techniques particulières. Au-delà de 38 dB, il est fortement conseillé de réaliser une étude spécifique.

  1.                        L’isolement aux bruits d’impact

Les bruits d’impacts (ou chocs) peuvent se propager dans toutes la structure du bâtiment, tant qu’ils ne font pas face à une « coupure ». Les bruits se transmettent en dessous, de manière latérale et en diagonale.

Ainsi, pour réduire la transmission des bruits d’impacts, il faut introduire des « coupures » entre l’émission et la réception, avec l’utilisation des revêtements de sol souples, ou avec sous-couche élastique. L’efficacité d’un revêtement de sol aux bruits d’impacts est dépendante du revêtement et de la dalle support.

  1.                        L’isolement aux bruits aériens intérieurs

D’un endroit d’émission à un endroit de réception, le bruit se transmet en voie directe à travers le séparatif (refend ou plancher), en voies latérales qui font contribuer toutes les parois perpendiculaires au séparatif, surtout les façades et en plusieurs voies parasites telles que les boîtiers électriques en vis-à-vis, les gaines, les trous insuffisamment rebouchés….

Ainsi, la composition de la façade génère des conséquences sur l’isolement acoustique, non seulement par rapport aux bruits extérieurs, mais également par rapport aux bruits intérieurs. Le choix de l’isolation thermique a des conséquences, sur l’isolation acoustique. On peut en distinguer 3 cas :

  • Pas de doublage intérieur.
  • Doublages intérieurs « simplement thermiques ».
  • Doublages intérieurs « thermo-acoustiques ».

Les rupteurs de ponts thermiques ajoutent une voie de propagation dont il faut vérifier si elle n’a pas d’impact sur le résultat final visé.

  1.                        L’isolement aux bruits des équipements techniques

La réglementation exige un niveau sonore à ne pas dépasser, qui dépend du type d’équipement (individuel, collectif) et de la pièce de réception.

La conception de l’installation se base sur une organisation du plan de distribution des pièces du logement, un choix des équipements techniques via une étude de leur dimensionnement et de leurs conditions d’installation ainsi que des spécifications techniques de détails.

  1.                       L’isolant phonique

Quelle que soit l’application, on doit opter pour un isolant à structure poreuse, tel qu’un matelas fibreux. Ce dernier pourra emprisonner de l’air immobile, pour piéger et amortir le bruit. Cette structure doit être suffisamment souple pour jouer le rôle attendu en fonction de l’isolation recherchée (isolation aux bruits aériens, aux bruits d’impact ou correction acoustique) et suffisamment rigide pour garantir un bon comportement mécanique des parois.

  1.                        Un bon isolant phonique

En isolation acoustique, comme en isolation thermique, il faut éviter les produits universels qui promettent des performances hypothétiques et qui ne règlent point les problèmes de bruit. Le choix d’un isolant est à faire en tenant compte des contraintes existantes.

Chaque rénovation ou réhabilitation est unique de par le système constructif employé à la construction, les matériaux utilisés et les exigences d’isolation voulues par le futur occupant des lieux. Ainsi, pour choisir une solution d’isolation phonique ou acoustique, on pourra choisir pour un produit ou un système dont les performances ont été évaluées. Il doit également faire l’objet d’un procès-verbal d’essai émanant de laboratoires agréés ou faisant autorité comme le CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment), le LNE (Laboratoire national de météorologie et d’essais), le CEBTP (Centre Expérimental de Recherches et d’Études du Bâtiment et des Travaux).

  1.                        Les indices des matériaux

Les propriétés isolantes de matériaux de construction et d’isolation sont exprimées par des indices de performance en dB. Ces indices, mesurés en laboratoire, définissent la performance des éléments de construction à affaiblir les sons.

Pour les bruits aériens, c’est l’indice d’affaiblissement acoustique Rw exprimé en dB qui est considéré. Plus le Rw est important, meilleure est la performance d’affaiblissement du matériau.

Pour les bruits de choc ou bruits d’impact, c’est l’indice d’efficacité aux bruits de choc Δ Lw exprimé en dB qui est pris en compte.

En matière de correction acoustique, c’est le pouvoir absorbant du matériau qui est mesuré. Il est exprimé sous la forme d’un coefficient global α w, compris entre 0 (réflexion totale, le matériau ne peut pas assurer la correction acoustique du local) et 1 (absorption totale, le matériau peut contribuer efficacement à la correction acoustique du local). Plus le coefficient α w est proche de 1, meilleure sera l’absorption et la correction acoustique du local.

Ces indices sont normalisés (normes européennes) pour qu’on puisse comparer avec une règle unique, tous les matériaux et éléments de construction. Ils indiquent la performance des matériaux en fonction des différentes applications du bâtiment (murs, sols…).

  1.                      Principes de l’isolement sonore

L’isolement acoustique correspond au niveau de performance acoustique souhaité pour l’isolation d’un local vis-à-vis des locaux voisins. Meilleur est l’isolement entre deux locaux, meilleur sera le confort sonore ressenti. Ainsi, il est recommandé par principe d’opter pour une performance toujours supérieure à l’objectif visé (de l’ordre de 5 dB en plus de l’objectif). Il faut tenir compte des différences de résultat de performance du produit évalué en laboratoire et des résultats mesurés sur le chantier après la pose (mesures in situ).

L’isolation acoustique désigne l’ensemble des techniques et procédés mis en œuvre pour avoir un isolement acoustique recherché.

L’isolation acoustique ne peut pas du tout s’improviser, ni à l’étape du diagnostic, ni au moment des travaux. La connaissance des principes de l’acoustique, la minutie et la rigueur à la mise en œuvre des produits et des systèmes choisis, sont autant de règles à observer pour assurer l’efficacité de l’isolation phonique.

Comme pour l’isolation thermique, l’isolation acoustique doit être pensée de manière globale via le traitement de l’ensemble des parois avec l’aide de matériaux appropriés. Il ne faut pas oublier que là où l’air passe, le bruit comme la chaleur passe. La mauvaise étanchéité des fenêtres, des cloisons, des bas de porte ou des coffres de volets roulants sont autant de ponts thermiques, de failles d’étanchéité à l’air ainsi que des failles dans l’isolation acoustique. De même, il ne faut pas laisser une partie non traitée car elle constitue un « pont acoustique » et revient à ne rien faire car toute l’énergie sonore passe alors par ce point de faiblesse

VII.                    Mise en œuvre de l’isolation phonique.

La mise en œuvre de l’isolation acoustique conditionne la qualité du résultat final. A cet effet, chaque paroi, plafond, murs, chaque élément, fenêtres, autres ouvertures, chaque équipement, ne requièrent pas les mêmes modes d’isolation

  1.                        L’isolation phonique du plafond

La meilleure solution repose sur le fait de traiter le bruit à la source, soit à intervenir par le dessus. La solution consiste en l’isolation du dessous de son plafond.

Ainsi, on crée un faux plafond suspendu sur ossature métallique. Le plus souvent, il est à base de plaques de plâtre vissées sur une ossature métallique, placée par suspentes au plafond existant. L’espace vide ainsi créé (le plénum) est rempli d’isolant fibreux prenant la forme de panneaux ou rouleaux, posés jointivement sur l’ossature et qui serviront d’amortisseur (effet masse-ressort-masse).

Cependant, les bruits d’impact peuvent toujours se faire entendre. En effet, la vibration induite par l’impact est retransmise aux suspentes et à l’ossature métallique, qui la transmettent au parement en plaques de plâtre. Pour limiter ces transmissions, on peut trouver sur le marché des suspentes antivibratiles.

Dans la pratique, on constate que le résultat optimal est obtenu par la pose d’ossatures longue portée, qui sont fixées de mur à mur. Elles permettent de désolidariser le faux plafond créé ainsi du plancher du dessus. L’isolant est à dérouler de la même manière sur les ossatures longue portée et les plaques sont à visser sur l’ossature.

Il est pertinent de noter que le gain d’isolement obtenu est indépendant de la masse volumique de la laine minérale. En effet, ce ne sont pas les laines minérales les plus denses qui garantissent les meilleures performances acoustiques. Ainsi, à épaisseur égale et avec une masse volumique plus faible, une laine de verre confèrera des performances acoustiques équivalentes à celle d’une laine de roche. Quelques critères font abaisser la fréquence de résonance de l’ouvrage par l’optimisation de l’effet « masse-ressort-masse ». Ce sont l’absence d’in fibrés, l’élasticité, la longueur de la fibre ainsi que l’homogénéité de la laine de verre.

  1.                        L’isolation phonique des murs

Parmi les traitements pour lutter contre le bruit figurent les solutions constructives pour s’isoler des bruits aériens. Ce sont les solutions les plus faciles à mettre en œuvre, car il s’agit d’affaiblir ou de réduire un bruit venant d’un espace voisin, qu’il provienne du dessus ou d’à côté. Pour les murs, les cloisons ou les plafonds, on peut trouver des solutions garantissant des performances évaluées et certifiées, à partir d’isolants fibreux. Ils isolent grâce à leur structure fibreuse et souple, comme les laines minérales (laine de verre, laine de roche) ou les isolants d’origine végétale ou animale.

Par ailleurs, à propos de l’isolation des murs on peut évoquer deux cas, isolation des murs sous ossature métallique et utilisation des plaques de plâtres acoustiques.

  • L’isolation phonique des murs sous ossature métallique

Pour réaliser une isolation phonique murale, on doit mettre en oeuvre un isolant fibreux sous une ossature métallique. Ce dernier sert de support au parement final (plaque de plâtre standard ou à haute performance acoustique). Le choix de l’épaisseur se réalise selon l’objectif d’affaiblissement visé et de la place qu’il est possible de consacrer à cette isolation. En choisissant une épaisseur d’isolant adaptée, l’isolation peut aussi constituer une isolation thermique en s’assurant que la résistance thermique choisie soit appropriée aux exigences de la réglementation pour l’existant.

Cette solution d’isolation des murs avec un isolant thermo-acoustique sous ossature métallique présente l’avantage de pouvoir faire passer les gaines électriques entre l’isolant et l’ossature, sans aucunement détériorer l’isolant, lors de la mise en place de nouvelles prises sur les murs.

  • L’utilisation des plaques de plâtre acoustiques

Pour améliorer davantage les performances de l’isolation phonique d’un doublage sur ossature, de nouvelles plaques de plâtre ont été envisagées pour permettre un gain d’affaiblissement acoustique supérieur à celui d’un doublage en plaque de plâtre BA13 standard. Ainsi, cette plaque bénéficie d’un cœur de plaque à haute densité, composé d’une structure cristalline de gypse amortissante. Cette constitution permet à la plaque d’avoir de hautes performances acoustiques, pour un gain d’affaiblissement de 3 dB par rapport à une plaque BA13 standard (modèle le plus connu de plaque de plâtre).

  1.                        L’isolation phonique des fenêtres

Les fenêtres ne doivent pas constituer le point faible des façades. En effet, là encore, le bruit constitue une nuisance majeure contre laquelle on peut se protéger. Pour une isolation acoustique renforcée permettant d’obtenir plus de confort, la meilleure solution consiste à utiliser des doubles vitrages équipés de verres séparés par des films intercalaires (de type film plastique). Cette matière particulièrement tendre agit tel un amortisseur envers le bruit. Ce sont les verres feuilletés qui entrent dans la composition du double vitrage, pour garantir une isolation acoustique performante, sans dégrader la performance thermique.

Pour une isolation acoustique traditionnelle, un double vitrage classique avec 2 verres de 4 mm peut suffire. Cependant, pour un environnement plus bruyant (nuisances urbaines traditionnelles), le vitrage devra assurer un isolement plus important, en dotant la fenêtre d’un vitrage asymétrique (10 mm de verre, 10 mm d’air ou de gaz argon, 4 mm de verre). C’est la différence de masse des 2 verres qui constitue dans ce cas la différence.

  1.                        L’isolation phonique des équipements

Les bruits d’équipement, pouvant être des bruits de machinerie d’ascenseurs, de ventilation, de simples machines comme une machine à laver, de bruits de chaudières ou de circulation de fluides dans des tuyauteries, sont souvent mal vécus. En plus d’être répétitifs, ils sont la plupart de temps graves ou « sourds ». Même si les équipements sont généralement situés en dehors des espaces de vie, leur bruit de fonctionnement peut parvenir jusqu’aux  pièces, le plus souvent transmis par les murs, les planchers et les cloisons.

Pour les bruits liés à des machines et des machineries, le bruit est perçu puisque ces équipements sont « ancrés » dans la structure (murs ou planchers du bâtiment). L’onde sonore est ainsi transmise aux différentes parois du bâtiment qui entrent alors en vibration. La solution technique est de désolidariser ces équipements de la structure du bâti en les isolant avec des blocs de caoutchouc ou des plots anti vibratoires (silent blocks ou similaires). Ce travail est à confier à un spécialiste. Une autre solution d’isolement est l’aménagement d’une isolation de type « boîte dans la boîte » par l’isolation de l’ensemble des parois de l’espace de vie. Ainsi, il ne faut isoler que la paroi séparant de la source de nuisance, car le bruit sourd des bruits d’équipement vient aux oreilles par les parois non isolées.

VIII.                   Les bâtiments existants

En réalité, il n’existe aucune réglementation acoustique qui fixe des exigences pour la réhabilitation ou la rénovation des habitations. Cependant, en cas de rénovation, il est fortement conseillé de se rapprocher des exigences des réglementations en vigueur à ce jour ou du moins, ne pas dégrader les performances originelles.

Ainsi, en cas de travaux d’amélioration acoustique en habitat existant, il faut veiller à ne pas dégrader les performances acoustiques existantes (par exemple, pour le cas de changement de revêtement de sol). Il faut également maintenir des conditions d’aération satisfaisantes (surtout dans les cas du changement de fenêtres, ou de l’isolation des murs).

Pour les maisons mitoyennes ou appartements construits avant 1970, aucune réglementation acoustique n’était exigée (absence de performances acoustiques entre habitations). C’est l’arrêté du 14 juin 1969 qui réglemente l’acoustique des logements construits entre 1970 et 1996 et qui est changé par la NRA (Nouvelle Réglementation Acoustique) pour tout nouveau bâtiment construit à compter de janvier 1996.

Il existe de nombreuses solutions d’isolation acoustique en rénovation qui permettent d’avoir une réelle amélioration du confort sonore. Au minimum, pendant les travaux d’isolation dans l’ancien, on peut se conformer aux exigences de la réglementation acoustique en vigueur pour les logements neufs. Rien n’empêche de viser une isolation de qualité supérieure puisque les valeurs d’isolation exigées par la NRA ne sont que les minima à atteindre.

De toute façon, pour que les performances attendues soient atteintes, il faut faire appel à un professionnel de l’acoustique (Bureau d’Étude Acoustique) pour la réalisation d’un diagnostic du bâti avant tous travaux (pour réaliser l’identification des sources de bruit, du cheminement sonore au travers des parois…), pour s’assurer d’un résultat convenable. Ce dernier est à même de s’engager sur les performances et les solutions préconisées selon les nuisances constatées. La performance finale repose sur l’harmonie d’une bonne conception, des matériaux performants et d’une mise en œuvre soignée. Tout cela se base sur une étude acoustique en bonne et due forme.

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